Quand l’exercice de Théâtre VI : l’imaginaire est un territoire.

7/11/13

Les pieds travaillent : sur la pointe, le talon, les tranches extérieures, intérieures. Ils se déplient aussi.

Tu vocalisas : rakatapeu (x2), cheu (x4), yeu (x4), mia (x4), vout (x4), ouit (x4) de plus en plus vite.

S’en suivirent neuf tapotements de la main droite sur le côté gauche, puis sur les bras, les avant-bras, les mains, à l’intérieur, puis à l’extérieur, et inversement. Réchauffe le dos de ton suivant en percutant doucement tes mains contre sa colonne à la verticale, à l’horizontale en frottant tes paumes puis efface le tout vers l’extérieur. Poursuis par neuf tapotements derrière les cuisses, les jambes, les pieds, puis par devant dans le sens inverse, enfin, sur le ventre, sur la poitrine et le crâne.

Ensuite, il fut une balle suspendue devant ton nombril. Elle se scinda et partit avec tes mains : l’une verticalement vers le haut, paume vers les yeux, l’autre horizontalement vers l’arrière en contournant le bassin, paume vers le haut. Au sommet du crâne, la première pivota et souleva le plafond. Au coccyx, la seconde pivota vers le bas et enfonça le sol. Tes bras durent rester arqués. Le tout revint par le même chemin dans le sens inverse.

Après, tu dus comprendre qu’un mot était un foyer d’énergie dans un rapport attentif, concret, scrupuleux. Comme ta parole n’est pas bavardage, il te faudra nourrir le texte par un contexte, un imaginaire… et passer par une étape privée avec lui. A ce moment, goûte le texte, fais-le résonner.

Enfin, juste avant ton départ, garde encore un peu le silence. Surtout, du mouvement, supprime le superflu du geste, observe la sensualité, garde le mystère autant que le contact d’avec tes mains organiques, suis-le du jardin à la cour et avec lui, porte et assois le roc.

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