Quand l’exercice de Théâtre VIII : L’ennui des poètes.

21/11/13

Chacune des étoiles des six constellations dit son univers. L’une explose, puis reprend contact avec le silence, puis s’effondre sur elle-même privée des savoir-faire lointains. Les trous noirs absorbent l’air, recouvrent les regards et apaisent comme le miel, la neige.
À votre aise, les livres au vent malicieux, aux chemises blanchies… à la Commune ! Valses et manèges, ma seule fortune dégringolée.
Si peu d’amour, on ne peut le pardonner.
Posons les choses avant l’ascension, là où la joie est spacieuse : la frappe des mots, les pentamètres chronométrés des phrases, l’alourdissement des branches au moment des passants.
Je suis contrebandier et j’en ai plein la bouche de cette souffrance immobile. Tu caresses la fourrure de l’oiseau aux tâches d’encre, celui des nuées, des paroles muettes, justes et vraies.
Ce que tu peux m’offrir, c’est déjà trop… je le sais bien : les langues, les mots, les livres, lueurs et signes, oublie et dandine…
Je te regarde maintenant, soleil rouge, ivresse, vent et vagues, tout se lie, la danse, les flammes, couleurs et sensations levées, nues et riantes : c’est l’ennui des poètes, la tentative de recherche, le déploiement des mots, l’ambassade où il faut manger.

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