Comme des tatouages affamés.

26/08/16

Nous étions comme des tatouages affamés, des coffres ivres :
Souvent, nous allions courir le chant des sirènes, ouvrir le bal des minotaures.
En ce temps, nos destins rocailleux étaient joués aux dés ou échangés contre des miettes de pains.
J’ai vu comme cela des êtres détricoter leurs yeux, sans rechigner,
d’autres encore tondre leur vie à ras pour ne pas y revenir, détendre leur fil de vie pour rallonger la course, oiseaux par oiseaux, feux par feux.
Alors, pour prétendre au soleil, nous siphonnions les cœurs en peine et la tribu s’agrandissait…
Et même quand le temps n’y était plus, longtemps nous caressions les cheveux et la peau des êtres chers.
Nous nous épousions comme des terres d’argile.

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