Mon corps ravagé d’ennuis continue sa traversée.

08/09/18

J’aimerai voir dans ton regard les fleurs de Giverny.
L’estampe japonaise, c’est moi dans le salon jaune.
Ton buste plonge et coule dans cet étang aux chapeaux enflammés.
Je n’ai pas vu ta nudité debout mais je la soupçonne de beauté.
Ton pays est là déjà, en moi, fou, déjanté, animé de la fanfare des cerisiers.
J’attends le jour où nos lèvres perdront l’escale pour ne plus dire « Et toi, ça va ? » mais « Embrasse-moi ! ».
Sisyphe était amoureux, et moi, d’un oiseau.
Seul mon cœur s’entrebâille et laisse entrer la tempête.
Cette odeur de nuit, de bêtes mêlées de paille, me rassure.

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