L’homme oblitéré.

15/05/16

Que faire d’un homme bigarré ? D’une heure dispersée ?
Qui n’a d’autre maison que ses livres et ses pensées.
Que faire d’un homme bien fait de fosses communes ? De diatribes, de vindictes, de propagandes, de pourparlers, de mensonges ?
Que faire d’un homme fait d’acajou, de camphrier, d’amadou ?
Attentif, détaché…
S’il s’en était montré à voir, à me montrer le chemin,
Quand bien même l’aurais-je suivi.
Rien ne m’attend et pourtant, j’écris.
J’ai été harnaché, soucieux d’une unité, d’yeux bleus, verts ou dorés.
Je suis jarunco…
À Bali, des souvenirs pour les autres et des chevelures libres.
Mon oubli sera dans la détermination.
Seuls quelques invisibles mâchonneront, s’en mettront plein les doigts, plein la bouche ou les porteront sur leur dos harnaché du plaisir, du voyage.
Ils me tiendront par la main, moi qui n’aurai plus régressé qu’aux mots ou à la suspension.
Le distance est continue, fragile au passage, même emmitouflée.
Je ne suis pas une inauguration, ni même un triptyque.
Peut-être m’entrouvrais-je ?
Par mes propres mains ou d’autres mains plus graciles recouvertes de terre et d’argile ?
Peut-être par d’autres yeux ?

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