Assigné à résistance.

23/03/16

Tu t’en retournes chez toi, tu marches d’un bon pas.
Tu repars et me dis : «  j’aime courir sous la pluie ».
Je n’arrive plus à remettre la main sur tes baisers.
Je m’embroussaille et m’antilope à la fois.
La solitude m’embruine et m’encloporte.
Au cercle hétéromorphe, le ciel s’est brisé à force d’être poli.
La sangsue grise n’a pas répondu à ma question, j’ai blanchi comme elle.
Je reviens et m’emmitoufle dans ton regard bleu, dans ta chevelure rousse.
Ce soir encore, je t’ai vu danser plus gracieuse qu’une antilope.
L’amour ? Qu’en est-il ?
Là-bas, de l’autre côté, le Chiapas… et les souvenirs de ta tribu.
Tu es grande maintenant.
Tu es libre.
Et moi ?
Je suis un singe andalou sur l’épaule du marin.
Je ne savais plus quoi faire alors j’ai tondu mes idées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *