Arlequin au miroir inondé.

À la Java (St-Malo)
07/05/15

T’as ton sourire de 15 ans vissé sous ta casquette, poupées et marionnettes.
Tout est là : la balançoire, le grand mât chinois et la pompe à jaja… en fonds, Sidney BECHET.
C’est Moulin Rouge et nettoyage à sec, table branlante élimée au coude.
Comme un petit opéra, une grande opérette,
Comme un banc du confessionnal, moleskine et feutre noir.
Mosaïque de poupées et de petits carreaux blancs, grand-crème et gris.
Espagnoles égarées là, képi et jeu de l’oie.
Au dessous du bandonéon, la table ronde reste… de marbre.
Bœuf du Limousin et réparateur agréé. Salle d’enfance et d’attente à breloques.
14H : un catcheur s’affiche derrière une poupée russe : c’est guignol et crème-cirage, sabre et carabine, tu te tapes l’affiche d’école au plafonnier.
Encore la place 42 : tir de salon et tir de jardin, mon gros pigeon, ma tourterelle, tête de mort et lion noir, thermogaz et glou-glou.
Ton dessin tourne masqué de plumes vierges.
Porte Roux-Corbusier. Ça grince.
Police et cabarets, règlementations.
Le Havre – Paris – Dijon – Lyon, peut-être l’Italie. Ne pars pas.
3779 face à la caisse et au taxi-radio.
Café dans le bénitier de la Sainte Barbe, patronne des sapeurs, large chaussure.
Trois groins à Pointe-à-Pitre, vaisselle à vapeur.
Et puis soudain, violente robe à carreaux orange : fin du café allongé.
La carte est à vendre, blanquette et pam-pam jus de fruit.
La mappemonde et son toréro, c’est une paille.

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