Ciel bauxité. 7 juin 2017

 

©JRo in Les Baux de Provence (13).

Exposition des gravures sur disques vinyles. 2 juin 2017

à L’Atelier-Galerie

du 2 au 30 juin 2017
25 bis rue Gabriel Péri
78800 HOUILLES
01.39.14.16.11.

La revue des Xéros. 1 juin 2017

Le nouveau numéro de la revue annuelle, graphique et poétique, est paru.
Ma participation : 2 poèmes et 1 photo.
Son thème : le fil.
120 pages noir et blanc
10 euros

Il sera présenté à la librairie des Xéros :
– au marché de la poésie (place Saint-Sulpice) du jeudi 8 au dimanche 11 juin,
– pendant « Les portes d’Or » des artistes de la Goutte d’Or du vendredi 9 au dimanche 11 juin.

Les éditions xérographes
19 rue Cavé 75018 Paris
xerographes@free.fr
01 42 39 59 30

Pour commander la revue :
http://xerographes.free.fr/revuexero.html

Il n’y a pas de demi-chemin. 16 mai 2017

14/05/17

Ses yeux sourient, ses sourcils, ses doigts, ses cheveux…
La beauté m’a fermé les yeux et je vois au travers
L’amour, la souffrance atténuée, la joie promise.
C’est la jeunesse, c’est la vieillesse mais toujours la beauté.
Elle n’a plus d’habits et je mesure ma chance.
Ses yeux touchent mon cœur,
Et sa bouche… Il n’en fallait pas plus.
Ce sont les mots du monde : ton histoire et la mienne qui se chantent.
C’est là notre fondation sans contrat, sans douleur.
Prends-le, partage-le.
J’en peux encore.
J’en peux encore plus de cette langue de cordes dont elle gratte la destinée.
Pas de photo mais un arc-en-ciel.
Qu’est-ce que j’y peux, c’est merveilleux.
Laisse faire, laisse-toi porter.
À ton tour, ferme les yeux.
À ton tour, ferme les yeux.

Couleurs. 11 mai 2017

08/01/17

 

©JRo, in Métro (PARIS).

Mon journal. 9 mai 2017

07/03/17

Mon journal… C’est l’art qui le précède, à moins d’une perspective inversée.
En vérité, mon imaginaire est ce monde sans objet, et ma paresse un vitrail.
C’est fantastique ! Intéressant ! Comme une frégate du temps.
Combien de héros sont partis en fumée entre la guerre et la paix ?
Les fous de poésie terrasseront les hommes nouveaux.
Les populistes, eux, sont à couteaux tirés.
Que faire ? Voyager. Peut-être dans un magazine, une page de vie, un cœur ardent.
L’idiot sourit. Le gouffre est un cœur de chien, une cavalerie sur l’autre rivage. L’envie du suicidé est un voyage enchanté. Ces lettres sont une plongée.
Requiem, de la poésie pour Anna sur un timbre égyptien.
Ça fait du bruit, une inondation.
Les voix des bourreaux sont dites à hautes eaux.
Ailes ou crâne, une ombre est un signe noir.
Une brèche est un voyage insensé même pour une vie d’insecte, une petite gare où la vie et le destin révoltés se racontent en une journée à peine.
Le gars en remplit ses crânes : une mère sous chapiteau en compagnon de route, une page d’amitié, une vie de révolution noire pour une société qui gaspille ses poètes.
Il se chuchote la fin de l’Homme comme dernier témoin.
Dans leurs têtes remplies d’histoires et de mythes, dans leurs têtes, des répliques, des critiques, des rencontres.

Je te donne mon amour. 1 mai 2017

12/02/17

Ou pour être plus précis, je te donne la part de mon amour qui te revient.
Je te la donne et m’en libère.
Je ne t’en aime pas moins, c’est juste que je ne veux pas être englouti sous le propre poids de mon amour pour toi.
Va, fais ton chemin, avec ou sans, selon ton bon plaisir.
Maintenant il est présent, peut-être un jour s’éteindra t-il.
Finalement, il aura été.

Je t’embrasse tendrement.

« La Vallée des Saints » (Carnouët, 22). 29 avril 2017

04/03/17

 

©JRo in « La Vallée des Saints » (Carnouët, 22).

Le problème est le vol de l’oiseau écorché vif. 27 avril 2017

03/02/17

La réponse est imprévue.
Un clown se maquille avec une gaillette dérobée d’un mystère.
Loin de la moyenne, sa dévotion n’est pas mathématique : celle des sexes, des visages non plus.
Tout au plus, oiseau et clown se griffent en trait fin et se rappellent en noir, rouge ou bleu sur un bout de table ou sur un papier quadrillé.
Même par sept si l’un a disparu, ils attendent un déclic jaune au son de la trompette et d’une chanteuse catalane.
Le carnage des cygnes est un ballet millimétré aux plumes dispersées, un anneau dans le nez.
Toute une guerre pour ça, inscrite à la craie sur un tableau d’école.
Pourquoi la barbarie doit-elle toujours signer la fin des bacchanales ?
Des chiffres veulent entrer par le trou de la serrure délavée, dupliquée.
Des tubes en flûte de pan flattent la nacre de la double coquille à moins qu’il ne s’agisse d’une mèche de dynamite prête à offrir ses pétales de feu.
Ouvrir un calendrier, c’est relire l’Odyssée, l’histoire d’Apollon ou celle des Dieux.
L’ombre de la nuit éternelle bave de rose dans ce printemps de carnaval jaune d’œuf, dans cet hiver japonais éros doux-amer.

D’après l’exposition Cy TWOMBLY, in Centre Pompidou (PARIS).