Stage portraits croisés : écritures automatiques I, II et III.

Bi-portraits : écriture automatique I.
20/02/16

L’ailleurs est ici : je n’en sais pas plus que toi. La caméra est le regard du miroir. Vers le centre, n’y reviens pas. Chien perdu met son manteau gris, absence et voyage, retourne vers le centre. Caractère à cheveux longs, je ne sais pas d’où je suis. Un métier du regard qui a – ou n’a pas – la couleur pour entendre le bruit de la pluie.

à C-L. P.

Bi-portraits : écriture automatique II.
21/02/16

Les rencontres partent et reviennent : chacun son chemin, son allée. Par l’expérience attendue de la danse : je mange trop. L’autre est moi. La caméra ne s’est pas encore montrée : l’appareil photo, oui. La marche s’entend même en silence. Chacun son univers de silence intérieur. L’hétérotopie s’installe comme un fragment d’heure dans un lieu dédié – paysage qui est l’un, qui est là quand les danseurs entrent. J’ai perdu le sens dans la musique pour lui montrer les questions. Je vais vers l’éloignement, je le sais : je ne veux pas.

Bi-portraits : écriture automatique III.
21/02/16

La vitesse est à l’intérieur. L’espace traversée est invisible mais serein, noir et oblique. Tout est rassurant : la vitesse suit, portée par la masse. Rien n’attend plus. Huit points cardinaux avec espace sur parquet et arrêt continu. Encrage comme stolon, porté, transfert. Je ne suis plus un animal. Il y a des choses qui se passent dans l’attente d’un soleil comme un printemps, des détails.

à Mickaël PHELIPPEAU.

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