Mémoire des corps #20

La marche se dépendule.
Mémoire des corps #20
02/04/15

Le corps se laisse vibrer puis tirer par une jambe, un bras dans un tripalium bienveillant.
Nous rampons sur le dos comme des chenilles.
Nous rampons sur le ventre : nos hanches sont des pieds qui nous font avancer à ras de terre comme des vers éveillés. Nos pieds, nos doigts râpent le sol.
Le bras se déplie, se déploie jusqu’au bout des doigts pour, dans un renversement du mouvement, se resserrer contre l’épaule.
Le pendule se met en marche par le genou, la cheville.
Le mouvement s’ouvre de tout le corps puis remonte par niveaux, mouvements grandis, sauts d’une extrémité du corps à l’autre.
Perdition volontaire du corps dans une réminiscence légère d’un parfum, d’une musique, souvenir de toi il fut un temps. En fait, transfert du centre de gravité qui n’est plus centre de gravité.

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