Les spirales nous agrègent.

20/03/16

Les spirales nous agrègent et nous désagrègent.
Nos courses nous emportent et … sur une épaule, une main, un regard.
L’arrêt, l’arrêt franc, l’arrêt total pour un nouveau départ, dans l’autre sens, à une autre vitesse pour une autre rencontre.
Une marche, une torsion, une main tendue, rien ne reste en place dans un chaos créatif primitif… Une surprise, un élan, l’un ralenti, l’autre repart, tourne, se perd se trouve bientôt rattrapé puis seul puis emporté dans un signe de corps ; quelqu’un marche, un autre tourne, un autre se retourne, se détourne pour voir le mouvement fuyant ou l’anticipation.
C’est enclenché : un coin n’est plus vide, le centre se gonfle puis se disperse. Est-ce cela qu’on appelle un maelström ? Corps dans l’espace, espace corpusculaire.
Nous y revenons, nous nous y laissons perdre ; j’apporte une spirale mais je te suis ; je te suis… redevable du mouvement.
Tu es un cercle qui s’ouvre, qui se ferme, une corne d’abondance heureuse de son écho. Tu ralentis sans t’éteindre ? Nous nous arrêtons parfois mais le regard suit. Et le corps poursuit.
Rien n’est jamais perdu, tu vois tu es le reflet d’un mouvement par le miroir de nos corps. Je te pousse par les épaules, emporté que tu es par ta révolution en courant, celle qui s’arrêtera pour repartir après avoir repris son souffle. Intension, extension, 1, 2, 4, 10 tout au plus. 9 dispersion entre 0 et l’infini, nous étions entier périphérique. Fragmenté / défragmenté, en chacun de nous, 1 et multiple, 1 pluie décentrifugée, 1 rhizosphère mouvementée.
Ressenti de l’atelier « Danse – espace – spirale » de Simon TANGUY à la MJC du Plateau, ST-BRIEUC (22).
http://www.simontanguy.com/

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