Les mineurs de forme #8.

Chaque fois, le corps bascule.
Les mineurs de forme #8
03/12/15

Le minotaure marche sur des œufs et son picador le soigne.
La fontaine rejaillit de sur ses épaules comme un petit singe.
Le sommeil le balance d’un côté puis de l’autre, d’avant en arrière.
Il faut se laisser tomber puis se rattraper.
Sa tête bascule d’un côté comme un pont.
Une chaise l’attend, qui lui servira l’exercice dessus : il les voit s’offrir et s’éteindre sans étoile.
Un regard au dessus cherche le détail.
Le bras part, le corps suit : le regard dans une direction, le corps dans une autre.
Revenir à son équilibre.
Il les voit dans son miroir ces corps agigués* : ils tourbillonnent ensemble.
La tête tend l’oreille et bascule,
Le torse bombe, le corps tombe et se rattrape dans une vrille,
Que le menton s’avance, que le dos s’arrondisse,
Que la hanche avance, que les chevilles ploient…
Chaque fois, le corps bascule, et tombe et se rattrape dans une vrille.

*néologisme : comme animé par la gigue.

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