Les mineurs de forme #15.

Faire des vagues.
Les mineurs de forme #15
24/02/16

Le poumon-bouchon flotte sur la vague, monte et descend juste au dessus de l’eau, suivant son mouvement.
Nos corps baignent : l’eau monte jusqu’à nos cous, nos têtes ondulent sur la ligne de flottaison.
Sur un tapis rouge, je porte sa tête et constate l’élégance du corps, la fragilité du cou.
Une tête qui ne réfléchit plus mais qui fléchit… rêve et imagination, tout est là entre mes mains. La fragilité d’une tête au bout, tout aussi timide, par où tout transite, c’est un cadeau à déposer avec délicatesse.
Face à moi, une tête qui sourit.
La seconde tête ondule parfois comme une danseuse. Je ne sais pas comment dansent les andalouses mais cela doit être comme cela. Je reste émerveillé autant par la fluidité du mouvement que par le geste fort d’une position ancrée.
J’ai dû garder l’eau en moi : le tourbillon est dansé. Il occupe peu d’espace : je ne veux pas courir pour me brûler les poumons. À canaliser les forces, je tremble.
Je ne regarde pas le miroir, je ferme les yeux.

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