La distance n’est plus un chemin accaparé.

La distance n’est plus un chemin accaparé.
Écriture automatique #2
01/05/16

Non pas de lumière. Nul obstacle n’est infranchissable.
Deux points d’ancrage suffisent, pas de doute. Nous avancions dans l’odeur de soleil, dans le toucher d’une fleur, sur l’assise d’un banc de béton.
Supermarché, super marcher, rien d’inconcevable. Un rayon de soleil qui dure et la nuit aussi qui nous a vus. Qu’ai-je de mon aveuglement ? Deux mains me gardaient par le dos. J’entendais les talons mais pas d’inquiétude. J’avançais dans un pas qui ferme. J’écoutais tes mains qui poussent, portent mais ne retiennent pas.
Peu d’arrêts, que d’obstacles, la certitude que tu me guidais. Mon intérêt sans pratique, des bruits d’oiseaux, de vélo, de bus qui arrivent, plus prégnants.
La distance n’est plus un chemin accaparé. La proximité des êtres remplacent les yeux qui ferment non l’esprit mais l’inquiétude. Quiétude des pas. Je ne sais pas ce que tu as ressenti, le pas dans l’herbe.

©JRo in Stage « Bi-portraits » by Mickaël PHELIPPEAU.

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