Quand l’exercice de Théâtre IV : le texte comme un objet graphique à déplier 17 novembre 2013

10/10/13

Les oiseaux exotiques grouillent et se frottent les babines comme les oreilles.
Passe le clap par le regard sous forme d’un ballon.
Tisse la soie, rends-toi léger et tends vers les étoiles pour aller les chercher quand elles passent devant tes yeux. Dépose ton poids.

Maintenant, le texte est un objet graphique à déplier : observe les liaisons, les diérèses (vi-o-lence, pa-ti-en-ce…), les e muets (blancs ou caducs), garde l’unité du paragraphe, soutiens la phrase jusqu’au bout. Tiens le e comme son institué, vois ses amuïssements. Ecoute les retours à la ligne comme une machine à écrire.

Quand l’exercice de théâtre II : l’adressage. 5 octobre 2013

26/09/13

Le F fit tressauter ton ventre.
Remonte de la terre la verte pousse qui fait ouvrir tes bras comme des ailes et poser ton cœur endiablé. Appelle de tes mains la pluie d’étoiles et douche-t’en de la tête aux pieds.
Tu vins remplacer au milieu le phare à porte-voix qui disait « moi, je suis… » et qui désignait l’autre.
Puis aux quatre pôles, les coryphées, tour à tour, firent lentement danser les statues.
On t’amena à faire la différence entre l’intervention (sur le ton de la confidence puis de l’information) et l’état (où l’on te demanda d’exprimer la colère).
Le personnage prit son tic : qui du tressautement, du pincement au cœur, du curage d’oreille, d’une main dans les cheveux…
L’un remplaça l’autre sur la chaise restée seule, où les regards cherchaient à se fuir, à se croiser.
Nous étions de tous les romans et de tous les continents.

Quand l’exercice de théâtre I 2 octobre 2013

19/09/13

Du fond de ton lac noir, une bulle lumineuse suit le périscope puis revient.
Tu écoutes les mouvements du fond de ta conche ventrale.
Dans ta boîte de vitesse, tu marches ou cours, accélères, ralentis… suivant les chiffres, appelant et te faisant appelé de ton nom exotique.
Dans ta boîte à rythme, règle le volume, la fréquence, les pauses.
Paradoxalement, les chaises jouent plus que les corps et chacun s’en retourne.

La personne – L’acteur – Le personnage