Le feu nouveau. 11 juillet 2017

25/05/17

Au travers le bruit des portiques,
Les talons des femmes insectes :
Fétiches hystériques.
Paris m’ennuie.
J’attends le crépitement du feu nouveau qui viendra.

Rue du Faubourg Saint-Denis 5 juillet 2017

22/06/17

Que vont devenir ces jeunes réfugiées couchées sur leur matelas ? Et cette prostituée qui le premier jour de mon arrivée rue du Faubourg Saint-Denis m’a dit : « Tu viens faire l’Amour mon mignon ? ».

La revue des Xéros. 1 juin 2017

Le nouveau numéro de la revue annuelle, graphique et poétique, est paru.
Ma participation : 2 poèmes et 1 photo.
Son thème : le fil.
120 pages noir et blanc
10 euros

Il sera présenté à la librairie des Xéros :
– au marché de la poésie (place Saint-Sulpice) du jeudi 8 au dimanche 11 juin,
– pendant « Les portes d’Or » des artistes de la Goutte d’Or du vendredi 9 au dimanche 11 juin.

Les éditions xérographes
19 rue Cavé 75018 Paris
xerographes@free.fr
01 42 39 59 30

Pour commander la revue :
http://xerographes.free.fr/revuexero.html

Il n’y a pas de demi-chemin. 16 mai 2017

14/05/17

Ses yeux sourient, ses sourcils, ses doigts, ses cheveux…
La beauté m’a fermé les yeux et je vois au travers
L’amour, la souffrance atténuée, la joie promise.
C’est la jeunesse, c’est la vieillesse mais toujours la beauté.
Elle n’a plus d’habits et je mesure ma chance.
Ses yeux touchent mon cœur,
Et sa bouche… Il n’en fallait pas plus.
Ce sont les mots du monde : ton histoire et la mienne qui se chantent.
C’est là notre fondation sans contrat, sans douleur.
Prends-le, partage-le.
J’en peux encore.
J’en peux encore plus de cette langue de cordes dont elle gratte la destinée.
Pas de photo mais un arc-en-ciel.
Qu’est-ce que j’y peux, c’est merveilleux.
Laisse faire, laisse-toi porter.
À ton tour, ferme les yeux.
À ton tour, ferme les yeux.

Mon journal. 9 mai 2017

07/03/17

Mon journal… C’est l’art qui le précède, à moins d’une perspective inversée.
En vérité, mon imaginaire est ce monde sans objet, et ma paresse un vitrail.
C’est fantastique ! Intéressant ! Comme une frégate du temps.
Combien de héros sont partis en fumée entre la guerre et la paix ?
Les fous de poésie terrasseront les hommes nouveaux.
Les populistes, eux, sont à couteaux tirés.
Que faire ? Voyager. Peut-être dans un magazine, une page de vie, un cœur ardent.
L’idiot sourit. Le gouffre est un cœur de chien, une cavalerie sur l’autre rivage. L’envie du suicidé est un voyage enchanté. Ces lettres sont une plongée.
Requiem, de la poésie pour Anna sur un timbre égyptien.
Ça fait du bruit, une inondation.
Les voix des bourreaux sont dites à hautes eaux.
Ailes ou crâne, une ombre est un signe noir.
Une brèche est un voyage insensé même pour une vie d’insecte, une petite gare où la vie et le destin révoltés se racontent en une journée à peine.
Le gars en remplit ses crânes : une mère sous chapiteau en compagnon de route, une page d’amitié, une vie de révolution noire pour une société qui gaspille ses poètes.
Il se chuchote la fin de l’Homme comme dernier témoin.
Dans leurs têtes remplies d’histoires et de mythes, dans leurs têtes, des répliques, des critiques, des rencontres.

Je te donne mon amour. 1 mai 2017

12/02/17

Ou pour être plus précis, je te donne la part de mon amour qui te revient.
Je te la donne et m’en libère.
Je ne t’en aime pas moins, c’est juste que je ne veux pas être englouti sous le propre poids de mon amour pour toi.
Va, fais ton chemin, avec ou sans, selon ton bon plaisir.
Maintenant il est présent, peut-être un jour s’éteindra t-il.
Finalement, il aura été.

Je t’embrasse tendrement.

Un baiser pour un rendu. 16 mars 2017

24/01/17

Non, ce baiser-ci n’est pas une monnaie d’échange.
Ce n’est pas un avoir, ni même un faire-valoir.
Je ne suis pas prêteur sur gage.
Il serait plutôt dans l’être aimé.
Mais si ce baiser-là n’a pas de valeur marchande,
Fait-il au moins recette ?
Je ne sais… mais on dit que, trop sincère, il ne peut se négocier sous le manteau
Mais plutôt de la main à la main ou de la bouche à la bouche.
Alors, je te l’envoie.

Je comprends le soleil. 12 mars 2017

23/01/17

Je comprends le soleil qui se lève pour ton visage
Et la lune qui, chaque nuit, veille sur ton sommeil.
Je surprends ton sourire
Et me voilà colporteur de bonheur
Sous ces deux astres qui te reflètent.
Pourtant, j’ai encore peine à croire que tes yeux ne sont pas la mer
Et que tes cheveux ne sont pas le feu.