Extrait d’une lettre à AB. 3 septembre 2017

13/08/17

Après tout, le ciel n’est-il pas une mer inversée ? Je n’ai qu’à lever le nez plus haut que l’horizon et je vois l’immensité. Les nuages sont l’écume du vent et dépassent le surplace, bruyant et incessant, des vagues. Ils offrent au voyageur immobile que je suis les plaisirs du passage paisible de la caravane et des rêves éveillés de leurs bestiaires chimériques.

Changer les choses. 23 août 2017

20/07/17

Il m’est arrivé de croire que je pouvais changer les choses directement. Je le fais encore mais je vois bien que ce n’est pas suffisant, inaudible. Il ne me reste que mon écriture et mon art, fragmentaires, poétiques, parfois incompréhensibles par trop de sensibilité mais qui permettront, je l’espère, aux générations futures un questionnement et par là, une révolution humaniste.

Côte côte 20 août 2017

17/07/17

Parure,
Écriture,
Trompe-l’œil.
Moi et mon oubli, côte côte
Et malgré tout, l’amour d’elle.
Entendons-nous bien
Au-delà des apparences.

Une chouette ivre corrobore l’hypothèse d’une femme fractale. 13 août 2017

29/06/17

Elle n’est pas encore éclose d’elle-même.
Ah le beau discours, la belle théorie…
Pourtant, ce jour est pour bientôt :
Ses yeux cendres deviendront langues de volcan ;
Son bidon tanguera, roulera lune et soleil,
Il enclora la lumière comme une serrure ;
Et ses mollets de coquelet sacrifieront la distance à tous les cœurs.
Qui osera assurer sa prise,
Celui-là deviendra Dieu puis Néant
Laissant là s’irradier l’aurore dakari, trait noir à la traîne d’argent.
Bientôt donc, elle jettera l’ancre d’elle-même
Et tu te retrouveras éclairer des seuls bateaux-moches,
Vide de son sourire.
Un homme te voudra vendre du rosé ou de la bière.
Tu tourneras ta langue pour remonter le mécanisme du temps garenne comme un beau souvenir.

 

à S. THIAM.

Le feu nouveau. 11 juillet 2017

25/05/17

Au travers le bruit des portiques,
Les talons des femmes insectes :
Fétiches hystériques.
Paris m’ennuie.
J’attends le crépitement du feu nouveau qui viendra.

Rue du Faubourg Saint-Denis 5 juillet 2017

22/06/17

Que vont devenir ces jeunes réfugiées couchées sur leur matelas ? Et cette prostituée qui le premier jour de mon arrivée rue du Faubourg Saint-Denis m’a dit : « Tu viens faire l’Amour mon mignon ? ».

La revue des Xéros. 1 juin 2017

Le nouveau numéro de la revue annuelle, graphique et poétique, est paru.
Ma participation : 2 poèmes et 1 photo.
Son thème : le fil.
120 pages noir et blanc
10 euros

Il sera présenté à la librairie des Xéros :
– au marché de la poésie (place Saint-Sulpice) du jeudi 8 au dimanche 11 juin,
– pendant « Les portes d’Or » des artistes de la Goutte d’Or du vendredi 9 au dimanche 11 juin.

Les éditions xérographes
19 rue Cavé 75018 Paris
xerographes@free.fr
01 42 39 59 30

Pour commander la revue :
http://xerographes.free.fr/revuexero.html