Je suis un architecte du désir. 9 mars 2018

09/03/18

Je suis un architecte du désir.
Je construis des amours utopiques en archipels.
Souvent mon radeau s’échoue, s’embourbe.
Alors j’écope.
J’écope ma peine à la petite cuillère où les oiseaux viennent boire dedans.
J’ai le temps tu sais.
Le temps de mes rêveries, d’y rester dedans, de penser à toi encore et de me sentir au chaud.
La crue nous a fait lever l’ancre de nous mais je n’en ai pas fini de mon désir, de ta beauté.
Où s’arrête l’amour ? Je dérive, je divague.
Tu me manques en plein, mon amour fantôme.

En mangeant cette noix. 3 mars 2018

24/11/17

En mangeant cette noix,
J’ai mangé la grange où elle a séché.
J’ai mangé la paille stockée, les chevaux de trait qui n’étaient plus, les cordes, les râteliers, les souris, la meule à grain, la porte en bois, les toiles d’araignée enfarinées.
J’ai mangé mon vieil oncle.

Ravaudage. 5 novembre 2017

19/10/17

C’était cousu d’avance.
Le chas joue avec le fil à moins que ce ne soit la louve…
Une maille à l’endroit, une maille à l’envers.
Elle a abandonné le métier
Et sa griffe de velours a coupé court
le laissant là détricoté.
La reprise, quand il y a méprise, est impossible.