Mon corps ravagé d’ennuis continue sa traversée. 14 septembre 2018

08/09/18

J’aimerai voir dans ton regard les fleurs de Giverny.
L’estampe japonaise, c’est moi dans le salon jaune.
Ton buste plonge et coule dans cet étang aux chapeaux enflammés.
Je n’ai pas vu ta nudité debout mais je la soupçonne de beauté.
Ton pays est là déjà, en moi, fou, déjanté, animé de la fanfare des cerisiers.
J’attends le jour où nos lèvres perdront l’escale pour ne plus dire « Et toi, ça va ? » mais « Embrasse-moi ! ».
Sisyphe était amoureux, et moi, d’un oiseau.
Seul mon cœur s’entrebâille et laisse entrer la tempête.
Cette odeur de nuit, de bêtes mêlées de paille, me rassure.

La revue des Xéros #16. 27 août 2018

La revue des Xéros #16 (revue annuelle, graphique et poétique) est parue en juin.
Ma participation : 3 poèmes.
Son thème : A l’Ouest.
112 pages noir et blanc
Son prix : 10 euros

Disponible à la librairie des Xéros .

Les éditions xérographes
19 rue Cavé 75018 Paris
xerographes@free.fr
01 42 39 59 30

Pour commander la revue :
http://xerographes.free.fr/revuexero.html

Il y a des mots. 30 juillet 2018

29/06/18

Il y a des mots que je ne peux plus dire, qui sont devenus inutiles.
Ce n’est pas qu’ils n’ont plus de sens mais ils ne peuvent plus être reçus.
Le récepteur n’en a plus ni envie, ni besoin. Il en est saturé ou peut-être en a-t-il peur.
Peut-être aussi ne peut-il simplement pas me répondre ou pire encore, peut-être n’y a t-il plus de récepteur.

Mes contemporains. 24 juillet 2018

27/05/18

Mes contemporains sont des caverneux individualistes.
Ils n’aiment rien moins tant que leurs tristes habitats, leurs sombres habitudes.
Loin de toute poésie, ils s’évertuent à partager leurs reflets, leurs borborygmes et se font aimer en retour. Chacun vote pour soi et certains même se font élire sûrs qu’ils sont de leur préséance, de leur tyrannie.
Ils ingurgitent plus de délices numériques que de nourritures terrestres et se tatouent à tout va symboles et totems pour se réancrer dans un monde qu’ils croient nouveau mais qui simplement leur a été volé.
Heureusement, il arrive parfois qu’ils viennent à me contredire.