Ravaudage. 5 novembre 2017

19/10/17

C’était cousu d’avance.
Le chas joue avec le fil à moins que ce ne soit la louve…
Une maille à l’endroit, une maille à l’envers.
Elle a abandonné le métier
Et sa griffe de velours a coupé court
le laissant là détricoté.
La reprise, quand il y a méprise, est impossible.

 

 

Les gargouilles. 11 octobre 2017

13/09/17

De nos fontaines incestueuses, l’eau coule de bouche en bouche, arc en ciel sans pitié.
Le sol était griffé de nos voyages.
De simples respirateurs, voilà ce que nous étions devenus :
Bons à célébrer, à sacrifier
Tendant à qui voulaient nos désirs et nos vices colorées.
Excantations, bacchantes, source de feux.
Statues grecques entourées de lions et de sexe à paillettes :
Hideuses beautés
Nous grattions la croûte de notre désespoir abandonné à l’imagination.
Rien ne fût réveillé si ce n’est notre différence sensuelle et attirante.
Cracher la vie, dégueuler la couleur.
Tombés des bras d’une piéta, nos jours devenaient moins sensibles mais plus beaux.
Après tout, des sourires et des accolades, il en a eu.

 

à Fernado BELFIORE.

De la fébrilité d’un lapin. 9 octobre 2017

13/09/17

La fébrilité d’un lapin qui se prostitue, cherchant tendresse sur ses jambes de flamands roses.
Il s’en dépèce de sa fourrure trop lourde et s’en retourne dans son terrier halogéné.
Pool Dance.
Le voyeurisme est affaire de mauvais goût et la tentation de sidération est grande.
Borderline, il joue avec un couteau, épluche une première carotte puis une seconde qu’il déchire en morceaux comme une lettre dont les mots auraient sonné l’hallali.
Allez continue ton show bunny.
Il monte au premier, enlève son masque et découvre sa monstruosité qui crie « I love You ».

à ODM.

 

 

La campagne. 19 septembre 2017

28/08/17

Une demi-lune,
Deux hirondelles,
Un village,
Une demi-lune,
Un chat à la queue coupée.

Crissement des gravillons sous un pas étouffé de chaleur.
Noisettes.
Les limaces ne sont pas encore sorties.

Une déesse n’a pas besoin d’élection. 13 septembre 2017

20/08/17

Je n’entends plus que d’un œil
Et ne vois plus que par la langue.
Je suis perdu dans ses jardins affamés
Quoique son sourire se suffise à lui-même.
Ces courbes écorchées vivent comme les racines d’un arbre au creux d’un visage.
Insectes punaisés,
Nos baisers sont des escargots empêchés.
Sa natte fait de l’ombre au soleil.
Sa démarche chaloupée me glisse entre les doigts.
Mon intuition mettrait des perles sur sa nudité.

Réveillez l’Homme. 9 septembre 2017

10/08/17

Racines-serpents, Feuilles-chauves-souris,
Fleurs-oiseaux, Fougères-insectes,
Ébruitez la nature !
Sortez l’Homme de sa torpeur destructrice, de sa soif d’or et de pouvoir.
Qu’il cesse de marcher dans sa propre ombre.
Faites-lui goûter les couleurs, boire les saveurs de la vie.