Cognès MAYOUKOU, « Lieux Mouvants » #4. 3 septembre 2016

02/07/16

©JRo, Cognès MAYOUKOU in Lanrivain (22), Festival « Lieux Mouvants » #4, 2016.

Gwen RAKOTOVAO , « Lieux Mouvants » #4. 26 août 2016

02/07/16


©JRo, Gwen RAKOTOVAO in Lanrivain (22), Festival « Lieux Mouvants » #4, 2016.
www.gwenrakotovaocompany.org
www.facebook.com/RakotovaoGwen/

Kaori ITO, « Lieux Mouvants » #4. 10 août 2016

02/07/16

©JRo, Kaori ITO in Lanrivain (22), Festival « Lieux Mouvants » #4, 2016.
www.kaoriito.com/fr

« Levée de conflits » by Boris CHARMATZ 10 juillet 2016

26/06/16

©JRo, « Levée de  conflits » by Boris CHARMATZ in Festival Lieux Mouvants #4 (Lanrivain, 22).

Les mineurs de forme #23 4 juillet 2016

L’image de soi.
Les mineurs de forme #23
02/06/16

Lisser le sol avec le pied : devant, derrière, de côté, grands pas… puis bouger les épaules, les bras, mouliner.
Le papier métal nous dessine : coude, main, visage…
L’armure est posée à terre, étalée.
En face de chaque pièce, nous observons.
L’autre vient observer et rassembler les pièces éparses.
La sculpture prend forme.
Un masque vient, plus brillant que jamais.
Nous dansons, allons à la rencontre de l’autre avec notre soi-masque qui parfois, se repose près de son jumeau.
La danse reprend et aplanit les volumes, froisse la feuille mais lui redonne sa première dimension.
Nous réintégrons celui soi-autre qui était là, devant nous.
Nous dansons encore.
La fin est une fleur légère.

Les mineurs de forme #22 28 juin 2016

L’Homme mute, l’animal danse.
Les mineurs de forme #22
26/05/16

Masser, frotter, frictionner l’autre, soi, le sol.
Réveiller la danse, la laisser parcourir, se transformer, traverser la distance, l’espace par une friction du temps, une immobilité, un geste répété.
Retourne les mains dessus, dessous.
Les talons d’abord, le plexus, mobilité douce, balancement, le ventre s’étale aux jambes à la tête, l’épaule.
Le mouvement vient sans se retenir comme un regard sur l’Orient – la beauté des corps, des sourires, des successions.
L’Homme mute, l’animal danse.

Les mineurs de forme #21 22 juin 2016

Faire détours.
Les mineurs de forme #21
19/05/16

Faire des tours pour faire le tour des choses, des hommes, des femmes, des poignets, des hanches.
Tracer des lignes sur le buste, le ventre, les épaules, les jambes, autour des rotules, des chevilles.
Saisir la forme, les déformes, des points saillants, fermer les yeux.
Faire danser la pièce sculptée comme une bague, une couronne, un bracelet, un périscope, une boucle d’oreille,
Bascule l’objet dans toutes ses dimensions : un creux, un plat, une surface lisse.
Ouvrir les yeux : objet blanc sans autre utilité que celle d’en faire le tour pour danser.
Imprimer la forme sur son dos, caresser la joue, les lèvres, mettre dans les cheveux comme une coiffe birmane…
Reprendre l’objet dans son mouvement : hétéromorphie blanche et ronde.
Suspension, balancement, rêverie de lune, de froid.

Les mineurs de forme #20 16 juin 2016

Rotondités.
Les mineurs de forme #20
28/04/16

Caresser la peau pour trouver la douceur, réveiller les os, au plus profond : omoplates, colonne, doigts…
Apposer sa main sur les muscles pour détendre la chaire, s’asseoir dessus, compresser sous le genou.
Trouver l’équilibre comme sur un pivot.
Marcher, jouer les yeux fermés, s’avancer devant l’impact, créer le mouvement, trouver des appuis au sol, des émotions.
Danser comme sous la pluie.

La distance n’est plus un chemin accaparé. 10 juin 2016

La distance n’est plus un chemin accaparé.
Écriture automatique #2
01/05/16

Non pas de lumière. Nul obstacle n’est infranchissable.
Deux points d’ancrage suffisent, pas de doute. Nous avancions dans l’odeur de soleil, dans le toucher d’une fleur, sur l’assise d’un banc de béton.
Supermarché, super marcher, rien d’inconcevable. Un rayon de soleil qui dure et la nuit aussi qui nous a vus. Qu’ai-je de mon aveuglement ? Deux mains me gardaient par le dos. J’entendais les talons mais pas d’inquiétude. J’avançais dans un pas qui ferme. J’écoutais tes mains qui poussent, portent mais ne retiennent pas.
Peu d’arrêts, que d’obstacles, la certitude que tu me guidais. Mon intérêt sans pratique, des bruits d’oiseaux, de vélo, de bus qui arrivent, plus prégnants.
La distance n’est plus un chemin accaparé. La proximité des êtres remplacent les yeux qui ferment non l’esprit mais l’inquiétude. Quiétude des pas. Je ne sais pas ce que tu as ressenti, le pas dans l’herbe.

©JRo in Stage « Bi-portraits » by Mickaël PHELIPPEAU.

Le chemin sera… la joie des retours. 8 juin 2016

Le chemin sera… la joie des retours.
Écriture automatique #1
30/04/16

L’idée d’un train jaune m’intéresse, à travers une prairie, le chemin sera… la joie des retours, la joie anticipée de ce soir dans un décor à côté d’un wagon-rêve.
Pour le moment, respiration pour revenir ici près du plancher où je me laissais traîner comme un sac recouvert d’objets colorés, un masque aux yeux fermés.
La photo aussi, comme une caméra, son pantalon, son chemisier doux de fille noir à pois blancs, l’angle jaune d’un revers de quartier mal famé.
Je trace à l’encre : il n’est plus permis d’attendre. La liberté qui sommeille depuis trop longtemps, réveille la main et s’étire et puis tout le corps. J’ai hâte de tout et suis trop pressé. Il faut que je revienne à moi maintenant, ici à la salle, dans un domaine proche, des tâches noires, des yeux grands ouverts où je n’irai plus chercher tant d’histoires.

©JRo in Stage « Bi-portraits » by Mickaël PHELIPPEAU.

« Paysages » by Mickaël PHELIPPEAU 6 juin 2016

30/04/16

©JRo in Stage « Paysage / Bi-portraits part #2 » by Mickaël PHELIPPEAU.

Les mineurs de forme #19 4 juin 2016

Ouvrir les yeux pour s’ouvrir d’autres espaces.
Les mineurs de forme #19
31/03/16

Contorsion, élasticité, jaune, verte, grise…
Dans la prolongation des bras, l’extension du corps,
Rotation haute, basse, pliés, écarts…
Fixer son regard sur ses mains, sur le bout des doigts,
Ou tout au contraire, ouvrir son champ de vision…
Puis augmenter la vitesse, augmenter l’acuité.
Faire circuler le regard sur tout le corps : d’une épaule au pied, de la jambe au buste.
C’est une concentration à être là, une présence qui mobilise les membres, la tête…
Des formes, des gestes surprenants naissent alors.

Les mineurs de forme #18 31 mai 2016

La fin en soi est un début.
Les mineurs de forme #18
24/03/16

Presser la main, l’espace, le corps puis les ouvrir et voir la transition.
Se garder une surface, la réduire, en sortir.
Sortir de la surface une partie de corps, tout en restant dedans.
S’obliger à rester dedans, explorer la surface, le volume.
Casser les coins, réduire l’espace puis un autre et encore.
Le tapis se réduit.
Se lever.
Prospecter au dehors tout en restant dedans : qui d’une tête, d’un bras, d’une partie quelconque du corps.
Explorer plus loin en gardant contact.
S’autoriser à en sortir, s’autoriser à y revenir.
Une force nous bloque. Le corps fait avec, avec la posture… il trouve des solutions de mouvements, de gestes, parfois d’appuis.
L’espace restreint s’est ouvert : constater sa condition et être à même de la dépasser.

Spirale. 5 mai 2016

Spirale.
22/03/16

Seul, je n’étais que moi-même,
À deux, nous étions le mouvement,
À quatre, nous devînmes étoiles filantes,
À dix, nous étions spirale vivante, cosmogonique, petite ou grande, lente ou rapide, entraînant l’autre dans notre mouvement, dans notre arrêt parfois, à l’envers, à l’endroit, plein, vide, reprise, regards, prise en mains, prises de mains, prises du corps.

Les spirales nous agrègent. 23 avril 2016

20/03/16

Les spirales nous agrègent et nous désagrègent.
Nos courses nous emportent et … sur une épaule, une main, un regard.
L’arrêt, l’arrêt franc, l’arrêt total pour un nouveau départ, dans l’autre sens, à une autre vitesse pour une autre rencontre.
Une marche, une torsion, une main tendue, rien ne reste en place dans un chaos créatif primitif… Une surprise, un élan, l’un ralenti, l’autre repart, tourne, se perd se trouve bientôt rattrapé puis seul puis emporté dans un signe de corps ; quelqu’un marche, un autre tourne, un autre se retourne, se détourne pour voir le mouvement fuyant ou l’anticipation.
C’est enclenché : un coin n’est plus vide, le centre se gonfle puis se disperse. Est-ce cela qu’on appelle un maelström ? Corps dans l’espace, espace corpusculaire.
Nous y revenons, nous nous y laissons perdre ; j’apporte une spirale mais je te suis ; je te suis… redevable du mouvement.
Tu es un cercle qui s’ouvre, qui se ferme, une corne d’abondance heureuse de son écho. Tu ralentis sans t’éteindre ? Nous nous arrêtons parfois mais le regard suit. Et le corps poursuit.
Rien n’est jamais perdu, tu vois tu es le reflet d’un mouvement par le miroir de nos corps. Je te pousse par les épaules, emporté que tu es par ta révolution en courant, celle qui s’arrêtera pour repartir après avoir repris son souffle. Intension, extension, 1, 2, 4, 10 tout au plus. 9 dispersion entre 0 et l’infini, nous étions entier périphérique. Fragmenté / défragmenté, en chacun de nous, 1 et multiple, 1 pluie décentrifugée, 1 rhizosphère mouvementée.
Ressenti de l’atelier « Danse – espace – spirale » de Simon TANGUY à la MJC du Plateau, ST-BRIEUC (22).
http://www.simontanguy.com/

Les mineurs de forme #19. 17 avril 2016

Ouvrir les yeux pour s’ouvrir d’autres espaces.
Les mineurs de forme #19
31/03/16

Contorsion, élasticité, jaune, verte, grise…
Dans la prolongation des bras, l’extension du corps,
Rotation haute, basse, pliés, écarts…
Fixer son regard sur ses mains, sur le bout des doigts,
Ou tout au contraire, ouvrir son champ de vision…
Puis augmenter la vitesse, augmenter l’acuité.
Faire circuler le regard sur tout le corps : d’une épaule au pied, de la jambe au buste.
C’est une concentration à être là, une présence qui mobilise les membres, la tête…
Des formes, des gestes surprenants naissent alors.

Les mineurs de forme #18. 11 avril 2016

La fin en soi est un début.
Les mineurs de forme #18
24/03/16

Presser la main, l’espace, le corps puis les ouvrir et voir la transition.
Se garder une surface, la réduire, en sortir.
Sortir de la surface une partie de corps, tout en restant dedans.
S’obliger à rester dedans, explorer la surface, le volume.
Casser les coins, réduire l’espace puis un autre et encore.
Le tapis se réduit.
Se lever.
Prospecter au dehors tout en restant dedans : qui d’une tête, d’un bras, d’une partie quelconque du corps.
Explorer plus loin en gardant contact.
S’autoriser à en sortir, s’autoriser à y revenir.
Une force nous bloque. Le corps fait avec, avec la posture… il trouve des solutions de mouvements, de gestes, parfois d’appuis.
L’espace restreint s’est ouvert : constater sa condition et être à même de la dépasser.

Les mineurs de forme #17 5 avril 2016

L’oiseau est dans le carquois.
Les mineurs de forme #17
18/03/16

Les élastiques s’étirent comme des os, des muscles.
Ils te prennent par la main, le cou, le genou et te font faire des rondes.
Tu gonfles tes poumons, tu tournes la tête.
Tu tends ton regard, l’arc invisible…
Tendre au loin et détendre.
L’équilibre te surprend en avant, sur le côté, derrière.
Juste avant le point de rupture, l’écharpe élastique te ramène au centre.
Le mouvement se libère : plus de tension dans les bras, plus de contrainte d’épaules, du sacrum ou de dos.
Sortir de la gangue.
Faire des sauts avec le souvenir de la propulsion.
Danser, faire la ronde, ouvrir le regard, danser encore avec l’énergie libérée, s’ouvrir à la réciprocité des regards.

Les mineurs de forme #16 18 mars 2016

Le regard de tête.
Les mineurs de forme #16
10/03/16

Suivre du cou la table… prendre le petit chemin, puis l’agrandir à gauche, à droite jusqu’à regarder derrière soi, par-dessus son épaule.
Pousser la tête de sa main, tenir.
Tenir fixement la tête, libérer le corps, et inversement puis complémentairement.
Articuler la tête.
À un mouvement du pied, du bras, un tour de cou oblique, parallèle ou opposé.
Désobjectiver la fixité.
Regarder le mouvement et se dire que la tête peut s’affranchir, que le visage n’est pas que la tête.