Le problème est le vol de l’oiseau écorché vif.

03/02/17

La réponse est imprévue.
Un clown se maquille avec une gaillette dérobée d’un mystère.
Loin de la moyenne, sa dévotion n’est pas mathématique : celle des sexes, des visages non plus.
Tout au plus, oiseau et clown se griffent en trait fin et se rappellent en noir, rouge ou bleu sur un bout de table ou sur un papier quadrillé.
Même par sept si l’un a disparu, ils attendent un déclic jaune au son de la trompette et d’une chanteuse catalane.
Le carnage des cygnes est un ballet millimétré aux plumes dispersées, un anneau dans le nez.
Toute une guerre pour ça, inscrite à la craie sur un tableau d’école.
Pourquoi la barbarie doit-elle toujours signer la fin des bacchanales ?
Des chiffres veulent entrer par le trou de la serrure délavée, dupliquée.
Des tubes en flûte de pan flattent la nacre de la double coquille à moins qu’il ne s’agisse d’une mèche de dynamite prête à offrir ses pétales de feu.
Ouvrir un calendrier, c’est relire l’Odyssée, l’histoire d’Apollon ou celle des Dieux.
L’ombre de la nuit éternelle bave de rose dans ce printemps de carnaval jaune d’œuf, dans cet hiver japonais éros doux-amer.

D’après l’exposition Cy TWOMBLY, in Centre Pompidou (PARIS).

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